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Commémoration de la journée nationale de la Résistance

vendredi 27 mai 2022 par rédaction

A l’occasion de la journée nationale de la Résistance, une cérémonie s’est déroulée ce vendredi 27 mai à 11 h devant la stèle du Général de Gaulle.

Instaurée par la loi du 19 juillet 2013, la Journée nationale de la Résistance correspond à la date de la première réunion du Conseil national de la Résistance (CNR), organisée clandestinement et présidée par Jean Moulin, le 27 mai 1943, rue du Four, à Paris. Découvrez-en plus sur cette commémoration.

Cette cérémonie était présidée par le sous-préfet Didier Carponcin, en présence de Thierry Lavit, maire de Lourdes et de plusieurs élus du conseil municipal. Assistaient à cette cérémonie Jeanine Dubié députée, Maryse Carrère sénatrice, Stéphane Peyras, conseiller départemental, les représentants de la gendarmerie, de la police nationale, des pompiers, des associations patriotiques ainsi que les porte-drapeaux. 

 

La cérémonie a débuté par la lecture d’un extrait du livre “J’ai résisté en Bigorre” de Henri Vignes, dit Jean Destieu par Fabienne Méric. Des extraits qui relatent son passage en Espagne par les réseaux de la Résistance des Hautes-Pyrénées ont été choisis avec Daniel Lavigne, président du Cercle patriotique lourdais. Jean Destieu né en 1905 et décédé en 1985, après son engagement dans les Forces Françaises Libres, deviendra instructeur du renseignement et du sabotage auprès de Daniel Cordier, secrétaire de Jean Moulin, avant son parachutage en France.

Lecture par Fabienne Méric

Suivirent le discours d’Olivier de Clarens, président du comité départemental de la Résistance, la lecture du message de Sébastien Lecornu, ministre des Armées par le sous-préfet Carponcin (voir ci-dessous), le chant des Marais interprété par Laurent Laval, 5 dépôts de gerbe, la sonnerie aux morts, la minute de silence et l’hymne national, a capella par Laurent Laval et l’assistance.

Message de Monsieur Sébastien Lecornu, ministre des Armées

 « Il y a 79 ans, le 27 mai 1943, se tenait, au 48 de la rue du Four, dans un Paris occupé où flottait le drapeau nazi, la première réunion du Conseil National de la Résistance.

Les représentants de huit mouvements de Résistance, six partis politiques et deux syndicats, décidèrent d’unir leurs forces pour lutter contre l’occupant nazi. Sous l’égide de Jean Moulin, missionné par le Général de Gaulle, dix-huit hommes et une femme s’unissaient pour déployer partout en France cet esprit de résistance qui animait ceux de Londres depuis le début de la guerre. Bientôt cet esprit deviendrait « la Résistance », rassemblant derrière elle les Françaises et les Français de tous horizons pour mener de l’intérieur le combat commun de la Libération.

Ce 27 mai 1943, rassemblé dans l’ombre, ce premier Conseil National de la Résistance allait permettre de transcender les différences de chacun derrière une même cause, celle d’une Résistance unie contre l’envahisseur. S’en suivirent les combats éclatants pour la libération de Paris, puis celle de l’ensemble de la France aux côtés des Alliés et, enfin, la reconstruction d’un pays libéré mais affaibli.

Au cœur de ce combat était la jeunesse, dont la fougue n’atténue pas le courage de ces lycéens et étudiants qui entonnèrent la Marseillaise aux abords de l’Arc de Triomphe, le 11 novembre 1940 ; cette fougue qui couvre de gloire la mémoire des fusillés du lycée Buffon ; et nous emplit de reconnaissance pour ces jeunes Français qui, refusant le Service du travail obligatoire, prirent les armes dans les maquis de France.

Aujourd’hui comme hier, l’esprit de la Résistance constitue une source d’inspiration et d’engagement pour les jeunes générations, qui incite à la générosité, à l’enthousiasme dans l’action et à faire face aux défis de notre temps.

Il y a 79 ans, au 48 de la rue du Four, ces résistants ont montré aux Français qu’il est un combat plus grand encore que ceux qui les avaient opposés, un combat pour la France, que les Français n’auraient pu gagner autrement que dans l’unité. Parce que c’est la France. Vive la République ! »