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Fin de l’AN 2, que reste-t-il du programme de campagne ?

lundi 28 novembre 2022 par rédaction

Nous terminons aujourd’hui notre relecture du programme de la liste « Lourdes, plus qu’une ville », après plus de deux ans d’exercice du mandat par Thierry Lavit.

 

Désormais, vous connaissez bien la méthodologie que nous avons suivie tout au long de cette série. Nos propos s’appuient sur des documents officiels tels le PAL, le rapport de la Chambre régionale des comptes, les différentes décisions entérinées lors des séances du Conseil municipal, les diverses et nombreuses communications du maire, etc. Tous les éléments-sources cités dans nos textes sont publics et accessibles à tous.

 

Nous insistons également sur le fait que nous reprenons in extenso le contenu du programme de la liste « Lourdes, plus qu’une ville » en nous basant sur celui qui est toujours en ligne via le lien :

https://fr.calameo.com/read/006169437ef50c8a2cdbe

 

C’est la fin de notre série avec le chapitre : Culture, sport, événementiel, avec en sous-titre « Une ville créative et en mouvement est une ville qui vit »

 

Quelles étaient donc les promesses de Thierry Lavit et son équipe ?

 

1/ Nous impulserons une culture dynamique et active en nous déplaçant dans tous les quartiers au travers d’ateliers animés par des artistes, des animateurs socio-culturels et des intervenants qualifiés. Des projets, donnant lieu à des rencontres inter-quartiers, pourront également être portés par des citoyens désireux de partager leur savoir-faire et leur passion.

 

Lourdes-infos :

 

Tout d’abord rappelons que c’est la 2ème adjointe au maire qui est en charge de la culture et du patrimoine culturel, celle-ci est accompagnée dans cette mission par le Pôle patrimoine culturel.

https://www.lourdes.fr/lourdes/services-municipaux

 

Nous avons l’impression d’entendre toujours la même petite musique de la participation citoyenne, de la proximité, de collaboration, de partage, etc. Malheureusement à ce jour, cette musique semble n’avoir jamais été interprétée.

La partition des Estivales ou de toutes autres manifestations et programmations culturelles, sauf erreur de notre part, n’ont pas donné lieu à une consultation des citoyens tant sur leurs attentes que sur leurs participations et encore moins à des rencontres inter-quartiers. La seule exception semble être la fête de la musique à laquelle les Lourdaises et les Lourdais peuvent être associés.

 

Certes, cette volonté de se déplacer dans les quartiers s’est concrétisée par l’acquisition d’une scène mobile. Lors de la séance du Conseil municipal du 14 avril 2021, le point 21 a été entériné. Il s’agissait de voter une demande de subvention (150 000 €) pour l’achat d’une scène mobile pour un coût total de 180 000 €.

Souvenez-vous, dans notre série consacrée au PAL, nous posions déjà des questions sur cette scène mobile censée « apporter la culture au cœur des quartiers » dans le cadre des Estivales. A-t-elle été utilisée ? Était-ce celle qui a servi au concert d’Eddy De Pretto ? Si oui, combien de fois l’a-t-on sortie ? Depuis, nous n’avons pas obtenu de réponses.

https://lourdes-infos.com/65100lourdes/spip.php?article27114

 

Lors de la même séance, au point 19, c’est l’acquisition d’une œuvre dans le cadre de la résidence ‘Espoir, Espérance, Résilience » qui a été entérinée. Il s’agit des deux fresques qui ont été inaugurées lors des Estivales millésime 2021.

 

Au niveau des soirées « théâtre », ce qui est proposé actuellement, n’est ni plus ni moins que la poursuite de l’initiative mise en place sous la mandature précédente (Les Jeudis du Théâtre).

 

Avec le Plan de relance, la première édition des Estivales proposait un programme varié. Force est de reconnaître que celui-ci n’aurait pas été aussi riche sans la participation financière et l’implication active de l’Etat qui affichait alors une volonté manifeste de montrer son soutien à la ville de Lourdes meurtrie par la crise sanitaire liée au COVID-19 et dont l’économie était à terre. La seconde édition des Estivales semble avoir été plus fade (de nombreuses annulations) et moins plébiscitée. Elle doit son salut au spectacle de Bernadette, au Tour de France, et à l’étape coupe du Monde de VTT.

 

Il est à craindre que le millésime 2023 soit encore plus insipide car il risque de pâtir d’événements qui ne se dérouleront plus à Lourdes comme nous le verrons quand nous aborderons le point 3 de notre article.

 

Mais c’est sans compter sur la « nouvelle fête de Bernadette » !

Et oui, si dans le monde entier, on fête « Bernadette » le 18 février, le maire de la cité mariale voudrait instaurer une nouvelle fête de Bernadette. Serait-ce en sa qualité de descendant de notre très célèbre petite lourdaise ? En effet, candidat puis maire, il a toujours plaisir à rappeler ses liens familiaux avec Bernadette Soubirous. Donc, selon l’article ci-dessous, cette fête pourrait avoir lieu le jour de sa mort soit le 16 avril. Tant pis pour les Benoît-Joseph qui portent le nom du saint patron des sans-domicile fixe, des pauvres et des exclus.

 

https://www.nrpyrenees.fr/2022/08/04/thierry-lavit-en-vrp-de-la-cite-mariale-sur-tous-les-fronts-10471907.php

 

2/ Nous continuerons la rénovation ambitieuse du château fort et créerons un musée pyrénéen interactif avec espace de spectacle ouvert en nocturne.

 

Lourdes-infos :

 

Pour le moment la rénovation concerne plus particulièrement le logis du gouverneur dont nous avons déjà longuement parlé dans nos précédents articles.

Dès le début de la mandature c’est surtout la fameuse Pointe du cavalier qui fait l’objet de toutes les convoitises et tient une place particulière dans le cœur de notre maire. Ce dernier en a fait un lieu d’exception pour recevoir ses illustres invités. Mais notons, que seuls quelques « élus » et parfois la presse sont invités à ces festivités. Ces spectacles n’étant pas ouverts au public. Nous sommes donc loin d’un renouveau culturel pour l’ensemble des habitants et des visiteurs. Mais revenons au château.

  1. Quid des retombées du centenaire du Château ?
  2. Quid de la programmation culturelle innovante, inter-quartier, inter-générationnelle tant vantée ?

Peut-être devrons-nous attendre que le futur auditorium, dont le maire dit qu’il sera signé par « une empreinte architecturale forte », voit le jour pour profiter de cette programmation idyllique ?

 

3/ Nous procèderons à la restructuration du service des sports en installant un référent « Sport » au sein de la mairie, pour accompagner à tous niveaux le milieu associatif et sportif dans leur organisation. Nous mettrons également en place un numéro dédié pour des conseils, ainsi qu’un appui logistique et matériel.

 

Lourdes-infos :

 

Ce que nous savons c’est qu’il existe bien, en la personne du 5ème adjoint en charge de la jeunesse et des sports, un élu référent. Hormis le numéro du service des sports et de son responsable, lequel est accessible aux citoyens depuis l’organigramme publié sur le site de la ville de Lourdes, nous n’avons pas trouvé le fameux numéro dédié. Mais sachons être prudent, nous n’avons peut-être pas consulté le bon réseau.

https://www.lourdes.fr/lourdes/services-municipaux

Dans un article de La Vie Economique du Sud-Ouest du 10 août 2022, le maire n’hésite pas à affirmer que « (…) Lourdes est un camp de base du vélo (…) »

https://www.vie-economique.com/actualites/lourdes-le-temps-du-renouveau/

 

Or, même si la ville a obtenu en mai dernier le label "Ville à Vélo du Tour de France" et si, selon le chef de la majorité municipale, « Lourdes est le camp de base du vélo », il n’empêche que ce sont d’autres sites qui ont été préférés à Lourdes pour organiser l’étape Coupe du Monde de VTT en septembre 2023 (rappelons qu’en mars 2022 celle-ci a attiré près de 70 000 visiteurs) ou encore pour le passage du Tour de France (6 juillet 2023), etc.

Il semble donc que le « Cœur des Pyrénées » et son camp de base se soient déplacés sur d’autres sites du département et ce, on peut l’imaginer, au nom de l’équité et de l’équilibre territorial.

 

D’une manière générale, au niveau du sport, trois congrès des dirigeants des associations sportives ont été organisés. A l’occasion du premier d’entre eux, en septembre 2020, cette rencontre avait pour objectif « de remettre les associations sportives au cœur de l’élaboration de projets qui les concernent » et de « proposer des solutions face aux problématiques rencontrées par chacune ».

 

https://www.lourdes.fr/culture-sport-loisirs/agenda-des-manifestations/1482-1er-congres-des-dirigeants-des-associations-sportives-de-la-ville-de-lourdes

 

En 2020, le principal objectif affiché par la majorité municipale était de fusionner certaines associations par catégories sportives car jugées trop nombreuses et certaines faisant doublons. Qu’en est-il aujourd’hui ? Il semble que ce vœu soit resté un vœu pieux.

 

Comme chacun le sait, le tissu associatif est un vecteur très important pour la dynamique d’une ville, mais comme pour tout, si les ressources en moyens humains sont au vert, qu’en est-il des moyens financiers des associations lourdaises ?

A en croire certains dirigeants, la majorité municipale ne serait pas au rendez-vous.

On se souvient qu’à la suite de la crise sanitaire et du confinement ayant contraint la plupart des associations à cesser leurs activités, celles-ci ont vu leur subvention diminuer drastiquement. A priori, elles n’auraient pas retrouvé le niveau d’aides de la collectivité d’avant le COVID. Même si, de nombreuses associations porteuses d’événements ponctuels sur Lourdes (mais non lourdaises) se voient attribuer des subventions conséquentes bien que n’ayant aucune activité sur la ville.

 

Quant à la fusion d’associations, la mutualisation des biens ou des services par ces dernières, nous n’avons guère d’informations pour savoir si cette volonté est une réussite ou un échec.

A notre connaissance, il n’y a eu de mariage que dans le cas des deux sociétés musicales l’UML et l’EML devenues "L’Alliance Musicale Lourdaise". A ce sujet, le site de la ville semble l’ignorer comme vous le constaterez pas vous-même, car on y apprend que l’UML – qui n’existe plus – se réunit au château de Soum qui, comme tous les Lourdaises et les Lourdais le savent, est inaccessible au public depuis de très nombreux mois.

https://www.lourdes.fr/culture-sport-loisirs/patrimoine-archives/194-chateau-de-soum

 

4/ Nous créerons un triangle d’or sportif : la Coustète et sa Maison des sports de combat, des arts martiaux et des disciplines associées (yoga handicap, tai chi, qi gong) ; le Trinquet/Tydos et sa piste de rollers ; le gymnase du Lapacca et ses salles polyvalentes adaptées à l’handisport.

 

Lourdes-infos :

 

Comme nous le mentionnions déjà dans un précédent article, nous ignorons ce qu’il adviendra de l’ensemble du site de la Coustète, mais nous savons déjà – grâce aux propos recueillis par le Cartel médiatique, qu’au lieu et place du bassin extérieur sera implantée la future crèche venant remplacer la crèche hospitalière (livraison prévisionnelle 2024).

 

A ces promesses étaient adossées des propositions, ont-elles été réalisées ou sont-elles cours de réalisation ou ont-elles été abandonnées ?

 

  1. -Programmation d’activités artistiques et culturelles sous forme “d’ateliers” inter-quartiers, intergénérationnels dans le respect des normes sanitaires ;
  2. -Honorer le devoir de mémoire en restaurant l’accès au Monument aux morts et créer un lieu du souvenir pour les associations des anciens combattants ;
  3. -Créer un parcours des sépultures célèbres ;
  4. -Reconnaître la culture comme source d’épanouissement et vecteur de lien social en créant une ludothèque intergénérationnelle ;
  5. -Faire appel aux artistes de street-art et d’arts visuels pour intervenir sur des lieux désignés ou en friche ;
  6. -Redonner du sens à l’offre culturelle avec une programmation de qualité ;
  7. -Renforcer la promotion et trouver de nouvelles voies de communication de l’offre culturelle ;
  8. -Soutenir et compléter une programmation culturelle spécifique aux scolaires, reflet d’un lien tissé entre la municipalité et les lieux d’apprentissage ;
  9. -Programmer des spectacles en plein air dans la lice du château fort et au théâtre de verdure ;
  10. -Promouvoir des marchés à thèmes et nocturnes ;
  11. -Organiser des Assises du sport afin de valoriser la richesse de notre tissu associatif (rencontres, ateliers, conférences…) ;
  12. -Mettre en place des contrats d’objectifs et de moyens pour les associations et clubs sportifs ;
  13. -Aménager le château de Soum en Maison de la Culture et des projets ;
  14. -Transformer le Palais des congrès en salle multifonctions (conférence, théâtre…) avec agrandissement de l’esplanade arrière vers la place Capdevielle, pour compléter l’offre parking en centre-ville ;
  15. -Réhabiliter le centre de loisirs dans son cadre naturel.

 

Comme nous vous l’avons proposé pour les chapitres précédents, nous vous laissons le soin de répondre à cette question.

 

Et pour conclure

 

En conclusion, nous rappelons que la majorité municipale bénéficie de conditions idéales pour réaliser son programme de campagne. Le maire bénéficie d’un alignement des étoiles qui devrait lui permettre de passer des promesses de campagnes aux réalités concrètes pour les habitants.

 

En reprenant la trame du programme de campagne, vous pouvez vous amusez à transformer les affirmations qu’il contient en questions et, en toute objectivité, y répondre personnellement :

  1. -Un euro dépensé est-il un euro co-réfléchi et voté ?
  2. -Les contraintes ont-elles été transformées en opportunités ?
  3. -Le Lourdes de demain a-t-il été pansé et pensé ?
  4. -L’humain est-il toujours au cœur des décisions ?
  5. -La ville a-t-elle retrouvé force et souveraineté ?
  6. -Lourdes est-elle une ville créative et en mouvement ? une ville qui vit ?

 

Et pourtant, tous les voyants sont au vert :

  1. -Soutien de l’Etat avec le PAL qui reprend de nombreux projets de campagne ;
  2. -Grande proximité du Maire avec le Chef de l’Etat, les membres du Gouvernement, le député dont il a publiquement soutenu la campagne, les hauts dignitaires de l’Eglise, etc. ;
  3. -Très nombreux déplacements à Paris pour toutes sortes de projets ou requêtes ;
  4. -Nombreux mandats locaux du Maire : président de l’EPIC Office du Tourisme, vice-président de la CA TLP en charge de la promotion du tourisme, président du PETR (Pôle d’équilibre territorial et rural) Pays de Lourdes Vallées des Gaves (PLVG), président de Hautes-Pyrénées Tourisme et Environnement (HPTE) ;
  5. -Adhésions à de nombreuses associations-partenaires ;
  6. -Une opposition inexistante avec seulement 6 élus donc un mandat dont les projets sont assurés d’être adoubés par le Conseil municipal ;
  7. -Une opposition sur les réseaux sociaux muette ou presque à la suite de la demande de protection fonctionnelle votée le 11 février 2022 et de la rumeur d’une plainte en diffamation. Force est de constater que, contrairement aux précédentes mandatures, nul n’ose émettre la moindre critique sur cette mandature. Et pourtant, son prédécesseur à la tête de la mairie, a été très souvent violemment malmené, sans pour autant se réfugier derrière la protection fonctionnelle.

 

Autant de leviers, de moyens, de soutiens de toutes natures qui permettent de penser que le maire a les mains libres et les finances pour concrétiser son programme de campagne et d’honorer les promesses qu’il contient. Et comme il le dit lui-même, il ira « chercher à Paris ce qui manque ».

 

Enfin, comme le sait désormais « Lourdes est condamnée à réussir ». Une douce condamnation pour le plus grand bonheur des Lourdaises et des Lourdais qui sont impatients de vivre ce succès.

 

Notre série d’articles consacrée à la relecture du programme de campagne de la liste « Lourdes, plus qu’une ville » s’achève.

Nous espérons vous avoir donné des éléments de réflexion vous permettant de vous faire votre propre avis :

  1. -sur la mise en œuvre ou non des promesses du candidat ;
  2. -son changement ou non de ligne politique ;
  3. -Lourdes plus qu’une ville était une liste apolitique, la majorité municipale l’est-elle toujours ?
  4. -l’abondance de communication correspond-elle à la réalité des avancées réelles ?
  5. -est-ce toujours l’intérêt général qui prime et non l’intérêt personnel ?
  6. -l’humain est-il bien, toujours, au cœur des actions et des projets ?
  7. -les citoyens sont-ils associés aux projets ?
  8. -sur la transparence des communications (les décisions du maire antérieures à juillet 2022 ne sont toujours pas publiques, etc.)
  9. etc.

Il ne s’agit que de propositions, cette liste de questions n’étant absolument pas exhaustive.