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Bientôt l’entrée en scène de Prince « Antoine » ?

vendredi 18 février 2011, par rédaction

120 personnes environ ont répondu, hier soir, à l’invitation lancée par le maire de Lourdes et président de la Communauté de communes du pays de Lourdes. D’aucuns, au moment de partager le pot de l’amitié et le gâteau des rois, se sont félicités de cette affluence. Soyons sport : ce n’est pas trop mal. A la vérité, c’est peu lorsqu’on compare avec les centaines d’invitations qui sont parties. Le chiffre de 2000 a même été évoqué !

Les Lourdais n’avaient pas été les seuls à bénéficier de l’invitation de « Super-Arti ». Dans l’assistance, on pouvait reconnaître des villageois du pays de Lourdes. Tout comme, le milieu associatif qui était bien représenté. Bref, le « démocrate » Arti avait bien ciblé les invités. Côté presse, pas de D(P)P. Par contre, son clone d’ "Arvima" , société éditrice des fameux bulletins de la CCPL et de la ville de Lourdes, virevoltait dans la salle comme un papillon. Elle se souvenait qu’elle figurait sur la liste de JPA aux dernières municipales.

Et comme élus municipaux actuels, qui pouvait-on voir ? Le premier adjoint Peretto qui n’avait aucun grief visiblement de s’être fait « rétamer » récemment pour entrer au comité départemental de l’UMP ; l’adjoint aux finances Michel Azot, Julien Poque, ancien adjoint chargé de la 9e Commission (Personnel, contentieux, assurances, domaine privé) ; Monique Estaun, adjointe chargée du Commerce, Madeleine Sagot, conseillère municipale déléguée, Louisette Rollat, conseillère déléguée, Jean-Pierre Mengelle, conseiller municipal délégué, Jean-Pierre Garuet, adjoint aux sports et Christian Merriot, conseiller municipal délégué.

Qu’est-ce qui se tramait donc derrière cette invitation ? Les invités se sont posé la question. Et ils sont nombreux à s’interroger encore après des « retrouvailles » qui ont duré à peu près deux heures. A 20h15, tout le monde avait regagné les bords du gave, une fois le kir et la galette des rois ingurgités.

Le discours d’Arti

Un seul intervenant au cours de cette soirée mais un grand observateur dans l’assistance. L’intervenant, ce ne pouvait être que le maire de Lourdes venu chercher quelques idées après 20 ans de pouvoir municipal ! « Nombreuses sont les questions, écrivait-il, dont j’aimerais débattre avec vous car elles engagent notre avenir et celui de nos enfants : emploi, santé publique, développement économique, environnement, ou encore éducation ». En fait, deux sujets ont dominé son discours : l’hôpital et l’intercommunalité. Sa position sur l’hôpital est connue : il est favorable à l’hôpital commun à Lanne. Observons qu’il n’a jamais tenu la réunion publique promise en séance du conseil municipal. L’intercommunalité : il a les yeux tournés vers Tarbes. Ce n’est pas nouveau. Pour lui, le développement du département passe par le territoire formé des communautés de communes du pays de Lourdes, du canton d’Ossun et par le Grand Tarbes.

Dans la salle, un observateur était attentif et buvait (non pas le kir) mais les paroles de « Papa », c’était le fiston Antoine, dont la fréquente présence ces temps-ci à la mairie de Lourdes (il a assuré, semble-t-il, et à titre gracieux, la fonction qu’occupait l’ancien directeur de la communication de son père) et dans des réceptions, prouve que le garçon, au demeurant sympathique est passionné par la politique. Lorsqu’il était dernièrement encore aux USA, il suivait de près l’actualité lourdaise. Et nous envoyait même des courriels pour nous féliciter de lui permettre d’être au courant de ce qui se passait dans sa bonne ville. Quasiment en direct-live.

Conclusion  : cette soirée qui s’est terminée en partageant la galette des rois, n’était-elle pas destinée à préparer, à trois ans du renouvellement municipal, l’entrée en scène imminente de « Prince Antoine » ? Dans cette période riche en successions au Moyen-Orient, la ville de Lourdes va-t-elle faire partie de ces régimes qui sont mis à mal ? Heureusement, toute révolution est à écarter. Elle ne se passera que dans les urnes.

G.M.

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