Il est des trajectoires qui marquent bien au-delà des parquets. Celle de Geneviève Azens, disparue à 58 ans, appartient à cette mémoire collective qui lie un club à son territoire, une joueuse à son époque, une femme à son équipe.
Née à Bourréac, elle avait ce feu discret mais tenace que l’on reconnaît chez les grandes capitaines. Formée à Mirande, elle avait d’abord goûté aux sommets nationaux avant de rejoindre Tarbes, alors en division inférieure. Ce choix, loin d’être un recul, fut le début d’une ascension partagée.
Dès la fondation du Tarbes Gespe Bigorre en 1993, Geneviève Azens s’impose comme une figure centrale. Sa vivacité sur le terrain lui vaut le surnom de « Speedy », mais c’est sa constance, son sens du collectif et son humilité qui forgent son rôle de leader. Elle ne court pas pour briller seule, elle court pour faire briller les autres.
L’année 1996 restera gravée comme l’apogée de cette aventure. Sous la direction de Damien Leyrolles, entourée de joueuses de renom comme Polina Tzekova et Corinne Benintendi, elle mène les Violettes à une victoire européenne historique. Ce sacre, le seul du TGB à ce niveau, est aussi celui d’une génération portée par l’audace et la cohésion. (...)




