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Le préfet, le maire et le recteur ont visité les 3 grands chantiers à venir dans le Sanctuaire (Actualisé le 03 juillet 2024)
vendredi 2 août 2024, par
Ce vendredi matin 2 août 2024, Jean Salomon, préfet des Hautes-Pyrénées, Fabien Tuleu, sous-préfet d’Argelès-Gazost ont effectué une déambulation dans le sanctuaire Notre-Dame de Lourdes, sous la conduite de Michel Daubanes et Guillaume De Vulpian, respectivement recteur et directeur du sanctuaire. Thierry Lavit, maire de Lourdes, faisait aussi partie de la visite.
Une conférence de presse qui s’est tenue au 5ème étage de l’accueil Notre-Dame a rendu compte de de cette visite. L’occasion pour le Père Michel Daubanes de se féliciter du rebond de la fréquentation. Au mois de juillet, on a enregistré une hausse de 9%. Par rapport à 2023, à la même période, la hausse est de 10%, ce qui permet de dépasser les chiffres d’avant Covid. L’objet de la matinée a consisté à faire le point et à visiter un certain nombre de lieux, en l’occurrence quelques grands chantiers d’investissements du sanctuaire, les plus visités et les plus avancés aujourd’hui. Pour Michel Daubanes, le lien entre la ville et le sanctuaire est fort. Lien historique et de solidarité qui se caractérisent autour des chantiers visités dans la matinée. Et de souligner la complémentarité entre le Plan Avenir Lourdes et le dossier Lourdes 2030. “Aucun des dossiers n’est inféodé à l’autre”, précise le Recteur. Les liens les plus avancés qui ont été visités sont le village des Jeunes, les jardins du sanctuaire et les questions d’accessibilité. La suite sur la vidéo…
Le discours du maire Thierry Lavit
« Je suis très honoré de participer aujourd’hui à cette visite du sanctuaire conjointe : recteur, maire, préfet. Une rencontre qui témoigne de la solidité de notre collaboration tripartite initiée dès la crise de la COVID-19 en 2020. Cette coopération s’est initialement cristallisée autour du plan de relance initié à l’époque, par votre prédécesseur, le préfet Furcy et votre prédécesseur, le recteur Mgr Ribadeau-Dumas qui m’accompagnaient. Ensemble, nous avons su répondre aux défis imposés par la pandémie avec détermination et solidarité en mettant en place des actions concrètes pour soutenir nos habitants, les travailleurs, les saisonniers, relancer notre économie locale et préparer les années futures. Nous sommes avec un nouveau préfet, un nouveau recteur depuis quelques mois déjà et de cette collaboration est née une véritable vision commune. Vous le disiez, Monsieur le recteur, une convergence de nos stratégies de développement. Nous avons travaillé main dans la main sur 2 projets, sur 2 grands projets. Ce n’est pas fini, bien évidemment. Vous l’avez dit, le plan Lourdes 2030 porté par le Recteur et le plan Avenir Lourdes financé par l’État. Je vous remercie, Monsieur le préfet de piloter ce plan, la région, le département, l’agglomération et le reste à charge pour la ville de Lourdes. Ces 2 plans illustrent notre ambition partagée de construire un avenir prospère et durable pour la ville de Lourdes.
Un des projets phares de cette collaboration est l’élaboration du schéma directeur urbain. Ce document stratégique, en cours d’élaboration, permettra à la ville et au sanctuaire de repenser les axes clés de ce territoire. Parmi les priorités identifiées, nous pouvons citer la place Monseigneur Laurence, les portes Saint Joseph et Saint Michel, le boulevard et la rue de la Grotte, les berges du gave, les places au cœur de ville, le quartier du Bourg et le Château fort puisque Louis Le Bondidier souhaitait à son époque que les pèlerins puissent venir visiter le château fort de Lourdes, le musée pyrénéen. Ces zones seront réaménagées pour améliorer l’accueil des pèlerins bien évidemment, mais aussi des visiteurs, des touristes, tout en respectant notre patrimoine et notre identité. Ces zones sont aussi pensées pour la vie quotidienne des habitants et des résidents du territoire. Alors nous sommes unis. Vous l’avez dit, nous unissons nos forces pour lier les dimensions cultuelles, culturelles et patrimoniales de la cité mariale. Je pense que nous sommes unis pour toujours dans une communauté de destins. Je tiens à remercier chaleureusement le sanctuaire et vous, Monsieur le recteur, Monsieur le préfet, la préfecture, pour l’engagement permanent, la vision partagée. Ensemble, c’est tous ensemble depuis le début, depuis toujours, mais pour toujours, que nous construisons l’avenir prometteur pour Lourdes, respectueux de son histoire et de son patrimoine. Bernadette Soubirous disait que Lourdes n’était pas à Lourdes. Le 2e point de mon propos, pour terminer, vous l’avez lissé Monsieur le recteur, c’est avec une une émotion particulière que j’ai eu le plaisir de vous informer qu’une décision très importante concernant la ville et le sanctuaire a été prise à l’adresse de tous ceux qui viennent à Lourdes en quête de guérison, de réparation, d’apaisement et de ressourcement. En effet, depuis le premier juin et dorénavant, les pèlerins malades et en situation de handicap qui séjournent dans les accueils Marie Saint Frai, l’accueil Notre-Dame sont exonérés de la taxe de séjour. C’est une mesure forte qui marque une étape essentielle dans notre engagement à soutenir les plus fragiles, les plus vulnérables d’entre nous. Je suis un ancien soignant et ça me parle. Je ressens profondément la nécessité de garantir les meilleures conditions possibles à la venue des malades, des personnes en situation de handicap, de vulnérabilité, de fragilité. Et c’est donc tout naturellement que j’ai pris cette décision qui marque un tournant. Lourdes, la ville fraternelle, se doit d’incarner cette bienveillance, cet esprit d’accueil et dans un monde actuel en souffrance, comme vous le disiez ce matin, mon Père, c’est aussi un mot que j’emploie très souvent, l’ADN de la cité mariale s’exprime avec force dans ce lieu unique, où la compassion et l’entraide sont des valeurs fondamentales partagées au bénéfice de ceux qui souffrent. Il est crucial de rappeler que Notre-Dame de Lourdes est avant tout un sanctuaire dédié aux malades, aux personnes en situation de handicap. Je le disais, mais aussi, et j’y tiens, de remercier les milliers d’aidants et de bénévoles qui œuvrent sans compter. En exonérant les pèlerins malades ou en situation de handicap, nous affirmons notre volonté tous ensemble de rendre Lourdes, toujours plus accessible et accueillante à l’endroit de ceux qui en ont le plus besoin. Lourdes est et restera ad vitam aeternam un phare d’espérance, d’espoir et de résilience, fidèle à sa vocation de toujours : je veux aider l’autre. Lourdes, ça se vit et comme le rappelait Monseigneur Micas, arrivé dans le diocèse il y a quelques mois, ici au sanctuaire, dans la Basilique, nous devons être fiers de continuer à porter cette mission tous ensemble qui est l’accueil de ce qui fait notre force : l’humain ici à Lourdes. »
Le discours du préfet
« Merci de m’avoir invité.Je n’ai pas attendu aujourd’hui pour venir à Lourdes bien évidemment, mais, c’est une visite qui me tenait à cœur et que je voulais aborder par un aspect très technique, pour voir quelles étaient les les synergies sur lesquelles l’État pouvait s’engager. J’aime à rappeler qu’il y a quand même quelques principes fondamentaux auxquels tout représentant de l’État est attaché. Le premier, c’est la libre administration
des collectivités territoriales dans les conditions prévues par la loi et les règlements. Je n’interfère pas dans les décisions du maire et de la commune. C’est un principe élémentaire et constitutionnel, mais on a un dialogue permanent et qui est fait aussi d’un travail très en amont des décisions, qui permet de de discuter, d’échanger, d’itérer sur ce qu’on pourrait faire ou ne pas faire, ou ce que l’État laissera faire en terme de légalité ou pas. Et je pense que c’est une méthode qui a porté ses fruits.
Le 2e point, auquel évidemment je suis tout aussi attaché, c’est le principe de séparation des églises et de l’État. Avec un un sujet qui est souvent mal compris, c’est à dire que la garantie de l’État c’est de permettre à chacun de croire ou ne pas ne pas croire et à ceux qui croient de pouvoir exercer librement leur culte. Et c’est à ce titre-là que je suis là ce matin. Parce que c’est aussi important de garantir pour tous les pèlerins de Lourdes la capacité à pouvoir vivre en sécurité et dans un environnement apaisé, ce qui les fait vivre et ce qui les fait venir ici. Pendant la visite, on a beaucoup parlé, à la fois techniquement de moteurs, on a parlé de turbines, mais on a parlé aussi de d’actions vertueuses pour permettre à Lourdes et le maire l’a rappelé de redémarrer après le COVID. Il y a le Plan Avenir Lourdes. Il y a pas de pendant évidemment pour le sanctuaire porté par l’État et les collectivités, mais c’est 2 choses qui sont intimement liées. On ne peut pas penser Lourdes sans le sanctuaire et le sanctuaire ne peut pas se penser sans l’appui de la ville. Avec 3 zones que j’aime souvent à distinguer, c’est et sans préférence particulière, je commence par le centre, le sanctuaire, une zone qui est celle des hôtels, des commerces. Et puis la ville, la ville historique qui avait moins de 5000 habitants au début du 19e siècle et qui pour une raison que tout le monde connaît, à partir de 1858, a connu un accroissement considérable et un développement de la ville tout aussi considérable, de ce que générerait, en termes d’attraction, le sanctuaire de Lourdes. Et je pense que si en 1859, on avait monté un syndicat des hôteliers en disant investissez à Lourdes, c’est là l’avenir. Je ne suis pas certain que les gens auraient mis quelques anciens francs sur la table pour y aller. Aujourd’hui, ils s’en mordaient les doigts. Mais voilà, on mesure qu’il y a cette imbrication
permanente entre les 2 et et ces 2 moteurs qu’il faut coupler correctement pour que l’un ou l’autre des moteurs n’aille pas trop vite et faire en sorte que les 2 moteurs tournent. L’un peut pas porter intégralement l’autre et l’autre ne peut pas porter intégralement l’un. Donc c’est pour moi vraiment essentiel. C’est l’objet de notre visite aujourd’hui. Pour moi c’est vraiment essentiel. Il y a un sujet où on l’a évoqué, celui de la fragilité. Je veux que Lourdes dans son ensemble et le sanctuaire soient vraiment un exemple pour la France, mais aussi à l’international, quand on voit le nombre de nations qui passent.de ce qu’on doit. De ce qu’on peut faire et de ce qu’il reste à faire en matière d’inclusion et d’inclusion au sens très large. Pas que les personnes en situation de handicap physique ou moteur, mais tous les handicaps psychiques, toute l’accessibilité. Et cette activité, on la pense de la gare ou de l’aéroport. On a un aéroport qui est unique aussi dans sa structure, jusqu’au bout du sanctuaire, jusqu’au bout de la ville de Lourdes.
L’accessibilité c’est compliqué, l’inclusion c’est compliqué. J’ai à faire un point architectural que je ne peux pas lever. La ville qui est quand même plutôt à flanc de montagne, qui n’est pas aidée par la planimétrie des lieux pour rendre accessible et pourtant on se rend compte que c’est possible. Alors il reste du travail à faire et on se rend compte que c’est possible. ça, ça va nous porter collectivement. Lourdes est connue à travers le monde.
Orienté vers l’intérêt général et le bien commun, l’État sera toujours aux côtés des collectivités, y compris dans le cadre du comité de pilotage du Plan Avenir Lourdes. »
Lundi les réponses de Thierry Lavit à notre question sur le coût du stationnement. Il est sans doute le seul à ne pas estimer les tarifs exorbitants et ne trouve rien à redire sur la fixation à 22h15 la fin du stationnement payant dans le secteur du bas de la ville !!! A n’en pas douter, ça va jaser dans les chaumières.
