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Enquête Publique : et si le projet se fissurait… (Communiqué du collectif Cambidos)
lundi 12 janvier 2026, par
Nous apprenons en lisant la page dédiée à l’enquête publique a été prolongée de 14 jours soit une fin programmée le 13 février 2026, voir une fin définitive de ce projet d’un autre temps.
Nous continuons toujours à regretter qu’il n’y ait pas un registre numérique formalisant l’ensemble des observations tant numériques que papiers déposés en mairie.
Ce registre aurait permis plus de transparence, plus d’équité, plus de démocratie active et un accés plus simple à l’ensemble des citoyen.ne.s intéressé.e.s par ce projet écocidaire.
Nous regrettons encore que le maître d’ouvrage n’ait pas choisi une commission d’enquête pour ce projet à 76 millions d’euros alors que pour la déclaration d’utilité publique 2002 (DUP) , cette commision ait été retenue. Or l’enquête publique d’aujourd’hui nécessite plus de temps, plus de technicité, plus d’analyse de moult documents, des mesures environnementales plus contraignantes.
Nous regrettons que le calendrier choisi soit en pleines vacances de Noël alors que les citoyen.ne.s ont souvent pour cette période la tête ailleurs.
Nos échanges fructueux avec le commissaire enquêteur , la vingtaine de contributions sur le site de la préfecture, les problématiques pertinentes émises par les contributeur et contributrices, ont dû pousser le maitre d’ouvrage à allonger le temps de concertation.
Peut être, aurons nous un vrai débat public afin d’appréhender au mieux le sujet crucial de l’autorisation de destruction d’espèces et d’habitats protégés ! Des réunions publiques ce tracé bien « épineux .
En rédigeant ce communiqué, nous n’avons pas les contenus des contributions déposés dans les mairies d’Adé, de Lanne et de Lourdes, mais en lisant celles déposées sur l’espace de la préfecture. Nous constatons des arguments détaillés, structurés tant techniquement que juridiquement , créant des failles dans ce tracé porté par le maître d’ouvrage , comme la légalité de la demande de dérogation pour la protection d’espèces protégées, comme la légalité de la D.U.P de 2002 ou sur la gestion et le suivi des parcelles compensatoires sur les 2 autres tronçons de ce même projet….
Avec ce laps de temps supplémentaire, et malgré nos 18 mois de recherche d’informations, nous continuons à travailler l’ensemble des documents afin de vulgariser et de proposer un contre argumentaire à destination des curieux.ses , amoureux.ses des paysages naturels, de la défense de la biodiversité , de la ressource en eau ou celles et ceux ne voulant dilapider l’argent public.
Exigeons un moratoire sur ces projets routiers comme le préconise la coalition de la déroute des routes.
Ce temps d’enquête rallongé peut être considéré comme une petite victoire, mais le chemin bucolique et non bitumé est encore long pour faire avorter cette voie sans issue : "le tout route"
Réfléchissons à nos déplacements du futur, à l’aménagement du territoire.
Soyons tous et toutes des pies grièches écorcheurs, des petits et grands Rhinolophes, des tritons marbrés, des agrions de mercure, des milans royaux ou des écureuils prêts à défendre son arbre.
