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La parole des enfants : hier ignorée, aujourd’hui entendue
mardi 27 janvier 2026, par
Le procès de Robert S. s’est achevé après deux jours d’audience lourds d’émotion et de vérité. L’homme, sexagénaire, a reconnu des agressions sexuelles et des pénétrations digitales sur ses petites‑nièces, alors âgées de 7 à 10 ans, à son domicile à Lourdes mais continue de nier les faits dénoncés par sa nièce pour une soirée de 1996. À la barre, cette dernière a rappelé la solitude de l’enfant qu’elle était, traitée de menteuse pendant des années malgré un récit constant.
Les expertes et avocates ont décrit une famille brisée, un système de silence et de secret où les enfants n’avaient aucune protection. Les trois jeunes femmes ont témoigné avec une dignité remarquable, tandis que l’avocat général a requis quinze ans de réclusion, évoquant un calvaire répété et l’absence totale de culpabilité de l’accusé. La défense, elle, a plaidé la fragilité intellectuelle de Robert S. et demandé une peine individualisée.
La cour d’assises a rendu un verdict sans ambiguïté dans l’affaire impliquant Robert S. Celui-ci a été condamné à treize ans de réclusion criminelle, une peine qui reflète la gravité des faits et la nécessité de protéger durablement les victimes.
À cette sanction s’ajoutent trois ans de suivi sociojudiciaire, comprenant une injonction de soins et plusieurs obligations strictes :
– Indemniser les victimes, à hauteur de 30 000 € pour chacune des jumelles et 1 000 € pour leurs parents,
– Ne plus entrer en contact avec elles, sous quelque forme que ce soit.
Le non-respect de ce suivi pourrait entraîner jusqu’à deux années d’emprisonnement supplémentaires, preuve que la justice entend maintenir une vigilance constante.
