"J’aimerais vous parler de la notion de « mort kilométrique ». Il s’agit d’une des premières leçons que l’on apprend en école de journalisme : le lecteur trouvera toujours plus intéressant que l’on parle de l’accident de voiture en bas de chez lui que d’un accident de la même importance survenu au Sri Lanka. Cette notion est également transposable pour des sujets plus légers : la presse locale parlera plus volontiers de la naissance d’un panda dans un zoo situé à proximité que de la naissance du même animal en Chine.
Étonnamment, la notion de mort kilométrique ne semble pas s’appliquer à la presse lourdaise. Et plus généralement, elle ne semble pas non plus émouvoir nos dirigeants politiques. Et pourtant. Lourdes se meurt de jour en jour. Son commerce de proximité disparaît. Ses hôtels ferment. C’est devenu un sujet tellement récurrent que plus personne ne semble y faire attention.(...)




