Le procès de Robert S. s’est achevé après deux jours d’audience lourds d’émotion et de vérité. L’homme, sexagénaire, a reconnu des agressions sexuelles et des pénétrations digitales sur ses petites‑nièces, alors âgées de 7 à 10 ans, à son domicile à Lourdes mais continue de nier les faits dénoncés par sa nièce pour une soirée de 1996. À la barre, cette dernière a rappelé la solitude de l’enfant qu’elle était, traitée de menteuse pendant des années malgré un récit constant.
Les expertes et avocates ont décrit une famille brisée, un système de silence et de secret où les enfants n’avaient aucune protection. Les trois jeunes femmes ont témoigné avec une dignité remarquable, tandis que l’avocat général a requis quinze ans de réclusion, évoquant un calvaire répété et l’absence totale de culpabilité de l’accusé. La défense, elle, a plaidé la fragilité intellectuelle de Robert S. et demandé une peine individualisée. Le verdict est désormais entre les mains des juges.