À l’approche des municipales de 2026, le préfet des Hautes‑Pyrénées, Jean Salomon, dresse un état des lieux lucide des défis auxquels les communes sont confrontées. La mise en œuvre de la parité obligatoire, désormais étendue à toutes les communes, suscite de nombreuses interrogations, notamment dans les villages où constituer une liste équilibrée relève parfois du casse‑tête. Le préfet rappelle toutefois que ces règles découlent d’une loi nationale et qu’aucun élu ne conteste le principe d’égalité femmes‑hommes.
Au‑delà de la parité, c’est le manque de volontaires pour s’engager qui inquiète. Certaines petites communes peinent à réunir suffisamment de candidats, relançant la réflexion sur d’éventuels regroupements communaux pour garantir un fonctionnement institutionnel stable. Le préfet souligne néanmoins que l’État dispose de solutions pour assurer la continuité démocratique en cas de besoin.
Jean Salomon insiste aussi sur la nécessité de valoriser l’engagement local, rappelant que la fonction de maire est de plus en plus exposée aux critiques et aux pressions. Il cite des initiatives positives, comme les conseils municipaux de jeunes, qui montrent que l’envie de s’investir existe encore.
Enfin, il met en garde contre la montée des violences verbales sur les réseaux sociaux, souvent alimentées par l’anonymat. Menaces, insultes, attaques personnelles : ces comportements dégradent le débat public et touchent parfois des personnes aspirant à exercer des responsabilités. Le préfet appelle à un climat politique plus respectueux, centré sur les enjeux du territoire plutôt que sur les invectives.



